Les freelances occupent aujourd’hui une place importante dans les entreprises. Freeland, groupe propriétaire de Codeur.com, le démontre dans une étude exclusive consacrée à la place des travailleurs indépendants dans les entreprises françaises*. Ce baromètre annuel révèle que six décideurs sur dix ont augmenté leur recours aux freelances et qu’ils sont plus de neuf sur dix à vouloir maintenir, voire accentuer cette dynamique. De quoi inscrire durablement cette collaboration dans le fonctionnement des entreprises.
Comment évolue la place des freelances en entreprise ?
En 2026, on observe que les entreprises mobilisent les freelances sur une part croissante de leurs projets, et de façon régulière. Cette évolution, engagée depuis plusieurs années, est confirmée par l’étude menée par Selvitys pour Freeland, plusieurs chiffres démontrant que cette démarche s’ancre dans les pratiques courantes.
Un recours aux freelances en progression
La mobilisation de prestataires indépendants en entreprise s’est accrue ces dernières années. Sur la base des 500 décideurs sondés lors de l’étude, 60% des entreprises déclarent faire davantage appel aux freelances depuis 5 ans.
Cette progression est surtout marquée dans les activités de service. La hausse est de :
- 75% en marketing et dans la communication
- 67% dans les métiers de la vente et du commercial
Des projets nombreux et réguliers confiés aux freelances
Il ne s’agit plus de solliciter des freelances pour des besoins marginaux et très ponctuels. Ils interviennent sur une part significative des projets des entreprises :

- 81% des décideurs confient au moins 10% de leurs projets à des prestataires
- 53% disent les solliciter sur 10 à 30% des projets
Le recours au freelancing apparaît également comme régulier. Parmi les entreprises qui travaillent avec des indépendants :
- 61% en mobilisent deux à cinq par an
- 24% en mobilisent au moins six par an
Des perspectives en hausse pour l’avenir

L’étude révèle que les entreprises sont satisfaites de leurs collaborations avec les indépendants qu’elles sollicitent : elles leurs attribuent une note moyenne de 7,9/10. La tendance devrait donc se poursuivre. Ainsi, 93% des décideurs interrogés disent vouloir inscrire cette méthode de travail dans la durée :
- 64% comptent maintenir le recours aux freelances dans l’année à venir
- 29% prévoient même de l’augmenter
Il est désormais courant pour les entreprises françaises de s’appuyer sur des freelances. Et cela tend à devenir une pratique régulière et durable.
Pourquoi les entreprises font-elles appel à des freelances ?
Les entreprises interrogées dans le cadre de l’étude de Freeland et Selvitys citent quatre motivations principales au fait de solliciter des prestataires indépendants :
- Flexibilité : 52%
- Accès à des compétences rares : 52%
- Coût : 34%
- Collaboration plus rapide : 28%

On constate donc que, dans des proportions significatives, les entreprises ayant recours à des freelances le font pour gagner en flexibilité, accéder à des compétences spécialisées, limiter leurs coûts et mettre des collaborations en œuvre rapidement.
Gagner en flexibilité
La flexibilité arrive en tête des motivations des entreprises faisant appel à des indépendants. Pour 52% d’entre elles, l’intégration de profils externes représente une solution agile pour adapter les ressources aux besoins. L’entreprise peut mobiliser un talent facilement, sans lancer de processus de recrutement. Elle peut solliciter un prestataire de façon ponctuelle pour un projet ciblé ou pour absorber une surcharge temporaire.
Accéder à des compétences manquantes en interne
La part d’entreprises mentionnant les compétences des freelances comme motivation est également de 52%. Les indépendants permettent de compléter les compétences des équipes internes. Cette solution se révèle particulièrement intéressante lorsqu’un projet requiert une expertise spécialisée ou rare, ne justifiant pas une embauche permanente.
Pour plus de la moitié des entreprises, la flexibilité et l’accès à des compétences spécifiques motivent la collaboration avec des indépendants.
Limiter les coûts
Le coût est également un critère important, mentionné par 34% des répondants. Sans charges sociales ni engagement à long terme, recourir à un freelance aide à maîtriser le budget autour d’un besoin bien défini. Cette manière d’optimiser les finances tout en renforçant son champ d’expertise est un des éléments déterminants pour de nombreuses entreprises.
Accélérer la mise en œuvre d’un projet
La possibilité de mettre en place une collaboration plus vite qu’avec une embauche classique figure également parmi les motivations principales des entreprises. Elles sont 28% à le mentionner comme un facteur décisif pour faire appel à des indépendants. Sans lourdeur administrative, l’entreprise dispose rapidement des compétences dont elle a besoin pour avancer sur un projet et respecter ses échéances.
Comment les entreprises intègrent-elles les freelances ?
Il existe différentes manières de travailler avec des freelances : certaines entreprises y voient un renfort ponctuel là où d’autres les intègrent à leurs équipes sous la forme d’une collaboration structurée et durable.
Du renfort ponctuel à une stratégie de compétences
L’étude distingue trois niveaux de maturité dans les façons de collaborer avec des freelances :
- Le freelance comme solution ponctuelle : l’entreprise mobilise une expertise précise, absente en interne, afin de finaliser un projet ou de répondre à un besoin limité dans le temps.
- Le freelance comme capacité complémentaire : l’entreprise a régulièrement recours à des prestataires pour compléter les compétences internes, avec des méthodes de collaboration plus structurées.
- Le freelance comme composante de la stratégie de compétences : l’entreprise mobilise rapidement des compétences externes et les intègre pleinement au fonctionnement de ses équipes.
Quel mode de travail pour les freelances en entreprise ?
Le travail des freelances ne se fait plus exclusivement à distance. Le modèle hybride est désormais le plus répandu, selon les décideurs interrogés :
- 59% s’orientent vers un modèle hybride, alternant présence sur site et télétravail,
- 23% privilégient un travail en présentiel pour leurs freelances
- 15% des répondants optent pour du full remote.
Ces chiffres illustrent des modalités assez différentes selon les cas. La nature des missions et la manière dont l’entreprise est structurée peuvent influencer la manière d’intégrer le prestataire aux équipes.
Quelle durée pour les missions des freelances en entreprise ?

L’étude fait également ressortir des durées variées dans les missions confiées aux talents externes :
- 36% durent moins d’un mois
- 33% durent d’un à six mois
- 31% durent plus de six mois
Malgré des réponses assez contrastées, on constate que les indépendants trouvent leur place dans les entreprises. Dans le cas des missions longue durée, il apparaît même que 48% des collaborations se font à temps plein, ce qui traduit un apport fondamental pour les entreprises concernées.
La perception évolue donc : peu à peu, l’enjeu des entreprises n’est plus de gérer des effectifs, mais un ensemble de compétences, qu’elles soient internes ou externes.
5 questions à Laurent Grandguillaume, CEO de Freeland

Comment expliquez-vous la hausse des missions confiées aux freelances par les entreprises ?
Cette hausse traduit une évolution profonde : les entreprises ne raisonnent plus seulement en effectifs, mais en compétences à mobiliser. Elles doivent pouvoir lancer un projet rapidement, accéder à une expertise spécialisée ou adapter leurs capacités à une activité fluctuante.
Notre baromètre le confirme : 60% des répondants ont constaté une augmentation du recours aux freelances au cours des cinq dernières années. Les deux premières motivations sont la flexibilité et l’accès à des compétences rares ou spécialisées, citées chacune par 52% des répondants, devant le coût, à 34%. C’est donc d’abord une recherche d’agilité et d’expertise, pas simplement une logique d’économie.
Les freelances viennent compléter les équipes internes : celles-ci apportent la continuité et la connaissance de l’entreprise ; les indépendants apportent une expertise ciblée et une capacité d’accélération. L’enjeu est de mobiliser la bonne compétence, au bon moment et pour la bonne durée.
Pourquoi la place des freelances progresse-t-elle plus dans le marketing, la communication et la vente que dans d’autres secteurs ?
Il faut d’abord préciser que nous parlons ici de fonctions présentes dans de nombreux secteurs d’activité. Notre baromètre montre que 75% des répondants en marketing et communication constatent une hausse du recours aux freelances, contre 67% dans les fonctions commerciales, et 60% pour l’ensemble des répondants.
À mon sens, cette progression tient à la nature de ces métiers. Ils fonctionnent beaucoup par projets : lancement d’une offre, campagne de communication, création de contenus ou développement d’un nouveau marché. Les besoins peuvent varier rapidement et nécessiter plusieurs expertises qu’une entreprise n’a pas toujours intérêt à réunir durablement en interne.
Ce sont aussi des fonctions où les outils et les pratiques évoluent vite, notamment avec le numérique et l’intelligence artificielle. Un freelance peut apporter une compétence immédiatement mobilisable et un regard extérieur. Leur progression dans ces métiers illustre la rencontre entre des besoins très évolutifs et des expertises très spécialisées.
Existe-t-il des secteurs dans lesquels les entreprises pourraient davantage faire appel à des freelances ?
Oui, mais je me garderais de désigner, à partir de ce baromètre, des secteurs qui seraient en retard : l’étude ne permet pas d’établir un tel classement. Je vois néanmoins des possibilités dans l’industrie, l’énergie ou les services, notamment pour accompagner la transformation numérique, la transition environnementale ou l’amélioration des processus. Ces entreprises peuvent avoir besoin, à certaines étapes, d’expertises en gestion de projet, en données, en cybersécurité ou en conduite du changement.
Le potentiel existe également dans les fonctions transversales : finance, ressources humaines ou achats. Une entreprise de taille intermédiaire peut, par exemple, avoir besoin d’une expertise pointue sans disposer d’un besoin permanent à temps plein.
La bonne question n’est donc pas : dans quel secteur faut-il davantage de freelances ? Mais : quelles compétences manquent pour mener ce projet à bien ? Le recours à un indépendant doit répondre à un besoin identifié, dans un cadre adapté aux contraintes du métier.
Quelle sera, selon vous, l’évolution de la place des freelances en entreprise dans les prochaines années ?
Je suis convaincu que leur place va devenir plus structurelle. À court terme, notre baromètre montre une dynamique solide : 29% des répondants prévoient d’augmenter leur recours aux indépendants dans les douze prochains mois et 64% de le maintenir, soit 93% au total. Cela indique une installation durable, sans pour autant annoncer une hausse généralisée dans toutes les entreprises.
À plus long terme, la transformation sera autant qualitative que quantitative. Aujourd’hui, 58% des répondants considèrent encore les freelances comme une solution d’appoint, contre 30% qui y voient un mode de fonctionnement structurel et durable. Le prochain cap sera de passer d’un recours souvent réactif à une stratégie de compétences anticipée.
L’entreprise de demain sera une entreprise de compétences, pas une entreprise sans salariés. Elle saura mieux articuler équipes internes et expertises externes, en fonction de ses projets. Chez Freeland, notre rôle est d’accompagner cette évolution : connecter les entreprises aux bonnes compétences, sécuriser les collaborations, développer les expertises et simplifier leur mobilisation.
Quels conseils donneriez-vous aux entreprises souhaitant travailler avec des freelances ?
Mon premier conseil est de partir du besoin, et non du statut. Il faut définir clairement la mission : quels résultats attend-on, quelle expertise est nécessaire, quels livrables et avec quel calendrier ? Cette clarification permet de choisir le bon professionnel et le mode de collaboration approprié.
Deuxième conseil : sécuriser le cadre dès le départ. Le contrat, la confidentialité, la propriété intellectuelle, les modalités de paiement et l’autonomie du professionnel doivent être clairement définis. Le portage salarial peut constituer une réponse pertinente lorsque les conditions de la mission s’y prêtent.
Troisième conseil : soigner l’intégration. Un excellent expert ne peut pas être pleinement efficace sans accès aux outils, aux informations et aux bons interlocuteurs. Notre baromètre est éclairant : parmi les répondants les moins satisfaits, 53% citent des difficultés d’intégration dans l’équipe et la culture d’entreprise, contre 17% qui évoquent le niveau de compétences techniques.
Enfin, il faut organiser la collaboration dans la durée : désigner un interlocuteur, prévoir des points de suivi et anticiper la transmission des connaissances en fin de mission. La réussite ne consiste pas seulement à trouver un bon freelance : elle consiste à créer les conditions pour que son expertise produise pleinement ses effets.
Comment Codeur.com aide les entreprises à trouver des freelances pour leurs projets
En tant que plateforme freelance n°1 en France, Codeur.com permet aux entreprises de trouver des profils qualifiés dans des domaines variés. Dans des secteurs tels que le marketing ou le développement web, les décideurs ont accès à un annuaire de plusieurs milliers d’indépendants en mesure de répondre à leurs besoins.
Les collaborations se nouent rapidement et dans le cadre sécurisé d’une plateforme française. Avec Codeur.com, les entreprises disposent d’une solution simple afin de mobiliser un freelance pour un renfort ponctuel ou une mission longue durée.